Les substances licites ou illicites modifient l’activité neuronale, induisant des risques sanitaires et sociaux selon leur classification et le potentiel addictif.
Les analyses toxicologiques, salivaires ou sanguines, identifient la consommation récente, étape clé pour orienter le diagnostic vers un parcours de soin.
L’usage de stupéfiants induit des comorbidités sévères, incluant troubles cognitifs, pathologies cardiovasculaires et risques infectieux liés aux modes d’administration.
La prévention des addictions s’appuie sur des programmes scolaires, des campagnes de sensibilisation et le développement des compétences psychosociales pour renforcer la résistance aux influences négatives.
Le repérage précoce et les consultations jeunes consommateurs endiguent l’installation des conduites addictives, évitant le basculement vers la dépendance chronique.
Former les acteurs médico-sociaux au repérage précoce optimise l’orientation vers les structures de soins adaptées aux problématiques de polyconsommation.
Les structures médico-sociales type CSAPA assurent un suivi ambulatoire pluridisciplinaire gratuit pour les usagers dépendants aux produits psychoactifs.
La prescription de médicaments de substitution aux opiacés (MSO) comme la méthadone stabilise le patient et réduit les dommages collatéraux.
Gestion du syndrome de sevrage
L'arrêt brutal des substances nécessite une surveillance médicale pour maîtriser le syndrome de manque physique et prévenir les complications psychiatriques.
Accompagnement psychologique
L’alliance thérapeutique individuelle ou les groupes de parole facilitent le rétablissement, identifiant les facteurs de vulnérabilité et renforçant la résilience.
Prévention de la rechute
Consolider l’abstinence implique l’apprentissage de la régulation émotionnelle et la gestion du craving pour éviter tout nouvel usage.
Alternatives et réduction des risques
La politique de réduction des risques limite les dommages sanitaires liés à l’usage, sans imposer l’arrêt immédiat des consommations
Vape et sevrage tabagique
La cigarette électronique est considérée comme un outil potentiel de réduction des risques pour les fumeurs, permettant de diminuer la consommation de tabac tout en maintenant l’apport en nicotine.
Substituts nicotiniques
Les dispositifs transdermiques ou oraux compensent le besoin nicotinique, permettant un sevrage progressif sans inhalation de monoxyde de carbone.
Matériel de réduction des risques
La distribution de kits d'injection stériles en CAARUD prévient les infections virales (VIH, VHC) et favorise le lien social.
E-liquides sans nicotine : alternative ou tendance ?
Les e-liquides sans nicotine suscitent un intérêt croissant, tant chez les anciens fumeurs que chez les amateurs de vapotage. Présentés comme une alternative plus saine aux cigarettes classiques et aux e-liquides nicotinés, ils permettent de conserver le geste et les saveurs sans subir les effets de la dépendance.
Une tendance alimentée par la diversité des arômes
La variété des arômes concentrés (gourmands, fruités) capte un public large, cherchant une expérience sensorielle éloignée du goût tabac classique.
Un choix plus sain minimisant le risque d’addiction
L’absence de nicotine écarte l’addiction physique, bien que l’inhalation chauffée de propylène glycol et glycérine végétale nécessite une vigilance scientifique continue.
Mobilisation collective contre les addictions
Le combat contre les dépendances exige une alliance sociétale, incluant pouvoirs publics et secteur associatif. Cette synergie optimise la prévention, le dépistage précoce et l’offre de soins en addictologie.